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Revue d’études comparatives Est-Ouest

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Revue d’études comparatives Est-Ouest (2008), 39:39-65 NecPlus
Copyright © Nec Plus 2008
doi:10.4074/S0338059908001034

Research Article

Expérience du Déplacement et perception de la patrie Les communautés de rapatriés et la diaspora russes


Moya Flynna1

a1 Department of Central and East European Studies, The University of Glasgow (m.b.flynn@lbss.gla.ac.uk)
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Résumé

En 1991, les communautés russes résidant dans les régions non russes de l’Union soviétique se retrouvent soudainement à l’extérieur du territoire de la Fédération de Russie. Alors que les frontières deviennent mouvantes, les Russes subissent une forme de déplacement immobile, encore accentué par les transformations politiques et économiques qui ont suivi. Une partie d’entre eux choisissent ou sont contraints de retourner en Russie. D’autres préfèrent rester ou ne peuvent partir. Cet article s’appuie sur une recherche empirique menée parmi les migrants rapatriés en Fédération de Russie et parmi les Russes habitant à Tachkent (Ouzbékistan) afin de comprendre comment la relation réciproque entre le déplacement et la perception de la patrie s’articule au sein de ces communautés. Une réfl exion sur la nature changeante de la « russité » observée dans l’une et l’autre vient compléter cette analyse.

Experiences of displacement and perceptions of the homeland: Returning Russian migrant and Russian diaspora communities

In 1991, Russians residing in non-Russian regions of the former Soviet Union found themselves stranded beyond the new Federation’s borders. As political boundaries shifted around them, they experienced a “stationary displacement” reinforced through subsequent political and economic changes. Some of them chose, or were forced, to go back to Russia. Others chose to remain, or were unable to leave. On the basis of empirical research, the interactions between displacement and perceptions of the homeland are explored across and within two communities of Russians: returnees who now live in the Russian Federation and persons who stayed in Tashkent (Uzbekistan). Questions are raised about the shifting sense of “Russian-ness” that was observed in both communities.


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