Communication & langages

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Communication & langages (2013), 2013:95-118 (2013), 2013:95-118 NecPlus
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doi:10.4074/S033615001301106x

Dossier: Territoires et créativité

City branding et fragmentation métropolitaine : l’impossible recherche d’une marque territoriale dans le cas du territoire marseillais1


Nicolas Maisetti

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Abstract

En retraçant les motifs de l’absence d’accord stabilisé sur une (stratégie de) marque de la ville de Marseille, cet article vise à saisir au concret les dispositifs de marque territoriale et leurs effets sur la recomposition de la « gouvernance urbaine ». Le point de départ est situé dans la mobilisation d’experts et d’entrepreneurs locaux qui partagent le constat de « retard » de la ville dans la compétition inter-territoriale. Cependant, cette délégation des politiques d’attractivité aux entrepreneurs privés de la « cause métropolitaine » ne s’est pas extraite des luttes politiques dont elle est le produit. Les trajectoires des labels « Marseille on the move » et « Ma ville accélère », l’instabilité des représentations de Marseille-Provence Capitale européenne de la culture en 2013 viendront en appui de la démonstration relative aux conditions de reproduction historique du morcellement politique et ainsi d’un modèle de gouvernance fragmentaire à rebours de l’hypothèse de l’acteur collectif.

Abstract

There are a number of reasons why no stable agreement about a (strategy of) city branding for Marseilles could not be reached. The aim of this paper is to apprehend the actual local branding systems and show their effects on “urban governance”. The starting point was the mobilisation of local experts and business leaders who shared the same view about how the city was lagging behind in the inter-territorial competition. The resulting corporate private-style of management of Marseilles’ image to enhance its attractiveness was never free from the local political power struggle from which it had emerged. “Marseille on the move” and “Ma ville accélère” were erratic as were the representations of Marseilles-Provence 2013 European Capital of Culture.They examplify a system of historical reproduction of political fractionalisation as well as a pattern of fragmentary governance which clashes with the collective actor hypothesis.

Resumen

Analizando la falta de un consenso duradero sobre la (estrategia de) marca ciudad de Marsella, el presente artículo busca aprehender los dispositivos de una marca territorial y sus efectos en la recomposición de la “gobernanza urbana”. Su punto de partida es el de expertos y empresarios locales que consideran que hay un “retraso” de la ciudad en cuanto a la competencia inter-territorial. Sin embargo, dicha delegación de las políticas de atractividad en manos de los empresarios privados de la “causa metropolitana” no ha logrado escapar de las luchas políticas que le dieron su origen. Las trayectorias de las etiquetas “Marseille on the move” y “Ma ville accélère” así como la inestabilidad de las representaciones de Marsella-Provenza Capital europea de la cultura 2013 ilustran una demostración relativa a las condiciones de reproducción histórica del desgaje político y por ende de un modelo de gobernanza fragmentaria que contradice la hipótesis del actor colectivo.

Mots-clés :Marseille; marketing territorial; marque de ville; attractivité; gouvernance urbaine

Keywords:Marseilles; Territorial Marketing; City Branding; Attractiveness; Urban Governance

Palabras clave:Marsella; Marketing territorial; Marca ciudad; Atractividad; Gobernanza urbana

Nicolas Maisetti est docteur en Science politique. Il a soutenu en 2012 une thèse sur l’internationalisation de Marseille (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Il est actuellement ATER à Sciences Po. Aix où il poursuit des recherches sur la régulation politique locale. Ses deux dernières publications sont : « On The Sustainability of Urban Institutional Dynamics: Capitalization, Decentralization And The Case Of Two Alpine Cities » (avec Jon Marco Church), Urban Environment, 5, 2011, p. 24-37, et « Les façades institutionnelles : ce que montrent les apparences des institutions » (avec Vanessa Codaccioni et Florent Pouponneau), Sociétés contemporaines, 88, 2012, p. 5-14.


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